Exposé à AKAA pour la première fois l’année dernière avec succès, Anele Pama renouvelle sa présence cette année sur la foire parisienne d’art africain, du 23 au 25 octobre. Ses œuvres sont présentées au public d’AKAA aux côtés de la galerie Loo & Lou, qui lui offre en parallèle une exposition dans son espace du Marais, « NDIZIBONA KUWE » du 13 au 31 octobre.
Né dans le township de Gugulethu Kanana, en Afrique du Sud, Anele Pama peint à l’huile et à l’acrylique, principalement sur de petits formats. Ses toiles racontent des histoires de survie, d’unité et d’espoir, inspirées de son expérience et de ses observations de la vie quotidienne dans les townships sud-africains.
Ces communautés de townships se sont développées avec les migrations de populations rurales vers les périphéries urbaines, où chacun construit son habitation avec les ressources disponibles. Anele Pama s’intéresse à ces trajectoires et à la manière dont elles façonnent des espaces de vie fondés sur la coexistence, le partage et l’entraide. Ses compositions denses traduisent ainsi la promiscuité des espaces, mais aussi les liens qui s’y tissent : le travail, les rassemblements, les moments de joie comme ceux de perte.
L’exposition « Ndizibona Kuwe » explore la manière dont les communautés se rassemblent, se déplacent, vivent. Anele Pama propose une réflexion sur l’identité, les liens, les expériences partagées et la façon dont la présence des autres peut nous ramener à nous-mêmes. L’exposition n’apporte pas de réponse unique, mais offre au spectateur un espace pour s’interroger sur ce qu’il voit chez les autres et, en fin de compte, chez lui-même.
Ndizibona Kuwe est une expression en isiXhosa qui signifie « Je me reconnais en toi », traduisant l’idée que ce que nous observons chez autrui n’est peut-être pas si différent de ce qui existe en nous-mêmes.