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Exposition « FIGURES INSTABLES, MIROIRS DU MYTHE »

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by Thierry Tessier
Publié: 18 février 2026 (il y a 23 minutes)
Gratuit
Catégorie
Art contemporain
Vernissages
Localité
17, rue Biscornet, 75012 Paris

« FIGURES INSTABLES, MIROIRS DU MYTHE »

Exposition solo du 6 mars 2026 au 11 avril 2026

Vernissage : vendredi 6 mars 2026 à partir de 18h30

Vanities Gallery du mardi au samedi de 10h30 à 18h30


Vanities Gallery a le plaisir d’annoncer la présentation, au mois de mars, d’une exposition consacrée à l’artiste tchèque Tomas Jetela (né en 1986, Prague). Cette exposition s’inscrit dans la ligne curatoriale de la galerie, attentive aux pratiques picturales contemporaines qui interrogent les fondements historiques, symboliques et critiques de l’image.

Formé à l’Académie des Beaux-Arts de Prague (AVU), dans les ateliers de Michael Rittstein et Jiří Lindovský, Tomas Jetela développe depuis plus d’une décennie une œuvre picturale où la figure humaine demeure centrale. Son travail mobilise un vaste champ de références issues de l’histoire de l’art occidental, de la mythologie et de la pensée moderne, qu’il confronte à une lecture critique du présent.

Peinture figurative et héritage savant

La pratique de Tomas Jetela s’inscrit dans une continuité assumée avec les grandes traditions picturales européennes. La figure humaine y apparaît comme un lieu de construction et de déconstruction, traversée par des tensions historiques, culturelles et perceptives. Les corps représentés ne relèvent ni d’un naturalisme descriptif ni d’une abstraction formelle, mais d’un espace intermédiaire où se croisent mémoire visuelle et instabilité contemporaine.

L’usage de couleurs non naturelles, de carnations altérées et de disproportions anatomiques évoque les recherches maniéristes de la seconde école de Fontainebleau (env. 1559–1597), dont Jetela semble retenir la liberté chromatique et la complexité formelle. Cette filiation se manifeste dans une volonté de rompre avec la mimésis classique, au profit d’une image pensée comme construction intellectuelle.

Visages composites et fragmentation identitaire

Le traitement du visage constitue l’un des axes structurants de l’œuvre présentée à Vanities Gallery. Les figures de Tomas Jetela sont parfois marquées par des zones d’effacement, de brouillage ou de discontinuité. Ce procédé renvoie à une réflexion sur l’identité comme processus instable, soumis à des forces contradictoires.

Cette approche peut être mise en perspective avec l’œuvre de Francis Bacon (1909–1992), dont Jetela partage l’intérêt pour la déformation du visage comme lieu de tension entre apparition et disparition. Chez Jetela, toutefois, cette altération ne relève pas d’une dramatisation du corps, mais d’une interrogation sur la perte de lisibilité symbolique dans un monde saturé d’images.

Assemblages, métamorphoses et anamorphoses

L’influence de Giuseppe Arcimboldo (1526–1593) se manifeste dans la logique d’assemblage qui traverse de nombreuses œuvres. Les figures semblent composées d’éléments hétérogènes, comme si leur unité demeurait toujours provisoire. Le visage devient alors un espace de projection mentale plutôt qu’un lieu d’identification immédiate.

À cette logique s’ajoute un usage implicite de procédés anamorphiques, comparables aux effets produits par les miroirs convexes ou les « miroirs sorcières ». Certaines compositions imposent une lecture fragmentée et instable, engageant le regardeur dans une expérience où le sens ne se donne jamais d’un seul point de vue.

Surréalisme et ambiguïté perceptive

La peinture de Tomas Jetela dialogue également avec l’héritage du surréalisme, notamment avec l’œuvre de Salvador Dalí (1904–1989). Ce dialogue ne se situe pas dans l’imitation formelle, mais dans l’usage de l’ambiguïté perceptive, de la superposition des registres symboliques et de la coexistence de plusieurs temporalités au sein d’une même image.

Les scènes représentées fonctionnent comme des espaces mentaux, où mythologie, religion, culture populaire et références contemporaines se rencontrent sans hiérarchie stable. Cette coexistence produit un champ d’interprétation ouvert, où l’image demeure fondamentalement équivoque.

Mythes anciens et critique du présent

Les figures mythologiques récurrentes — Bacchus, Vénus, bacchantes, madones — ne renvoient pas à une relecture historiciste. Elles sont déplacées dans un contexte contemporain où leur charge symbolique est mise à l’épreuve. Le mythe devient un outil critique, révélant les mécanismes de désir, de pouvoir et de consommation.

Certaines œuvres introduisent une réflexion sur le système de l’art lui-même. La référence à Maurizio Cattelan (né en 1960), notamment à travers l’évocation de la banane fixée par un ruban adhésif, renvoie à une critique du marché de l’art et de ses logiques de valeur. Chez Jetela, cette critique s’inscrit dans le langage même de la peinture, médium historiquement associé à la marchandisation de l’image.

Peinture et non-mercantilisme

Cette position trouve un écho dans la pensée d’André Breton (1896–1966). Dans le Manifeste du surréalisme (1924), Breton affirme : « La beauté sera convulsive ou ne sera pas. »[1]
Cette phrase résonne avec la démarche de Tomas Jetela, dont la peinture refuse toute stabilisation esthétique ou toute réduction à une fonction décorative ou marchande.

La peinture demeure ici un espace de tension critique, où l’image conserve une capacité de trouble et de remise en question.

Une culture classique comme structure active

L’exposition présentée en mars à Vanities Gallery met en lumière un artiste dont la culture classique ne relève pas d’un simple référentiel iconographique, mais d’une structure de pensée. La maîtrise des grands récits de l’histoire de l’art permet à Tomas Jetela de produire des images où chaque figure fonctionne comme un nœud de références, de déplacements et de contradictions.

En accueillant cette exposition, Vanities Gallery affirme son engagement envers une peinture contemporaine qui interroge ses propres fondements historiques, tout en proposant une lecture critique du monde actuel.

[1] Breton, André (1896–1966). Manifeste du surréalisme. Paris, Éditions du Sagittaire, 1924.

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