Gratuit
Vernissage jeudi 22 janvier à partir de 18h30
Exposition 22 janvier – 17 février 2026
Daniel Fisher est né en 1958 à Los Angeles (Californie). Sa mère, française, part aux États-Unis à l’âge de 20 ans. Elle y fonde sa famille avant de revenir en France au milieu des années 1960. Après une petite enfance à Hollywood, Daniel Fisher devient parisien. Son père, Richard Fisher, est un homme de théâtre. À ses heures, sa mère, Paulette, peint à la Grande Chaumière. Le couple fréquente des artistes et poètes importants. Au sein de ce milieu cosmopolite, la vocation de Daniel Fisher voit le jour. Adolescent, il fréquente les cours du soir de la Ville de Paris, puis entre aux Beaux-Arts dans l’atelier de Louis Nallard. Dans ce Paris des années 1970-1980, il rencontre des artistes du monde entier et lie des amitiés durables. À cette époque, la figuration allusive, l’art abstrait et conceptuel, dominent. La peinture d’après nature est marginalisée. En 1981, Daniel Fisher devient pensionnaire à la casa Velázquez à Madrid. La découverte de l’Espagne détermine l’orientation de sa peinture. Daniel Fisher persiste et s’engage dans la voie discrète de la peinture de plein air et d’atelier. L’observation et le contact direct avec la nature vont désormais nourrir sa quête de liberté. Ses toiles peintes en extérieur donnent à voir les terres ocres et ciels éblouissants d’Espagne, les côtes et falaises escarpées de Bretagne, mais aussi Paris, ses toits, ses rues, la banlieue et ses recoins.
Aujourd’hui, son atelier est situé au Pré-Saint-Gervais, non loin de celui qui abrita jadis le peintre Maurice Loutreuil, illustre Montparnos des années 1920. Dans l’intérieur de son atelier, le temps se pose. Daniel Fisher vit et travaille dans cette atmosphère enveloppante où la nature côtoie le mystère. Régulièrement, il reçoit la visite de quelques amis ou de membres de sa famille, des modèles qui viennent poser. Au creux de ces heures lentes, un chat déambule parmi des natures mortes luxuriantes. La peinture de Daniel Fisher est reliée au vivant, au réel, à ses saveurs. Pour lui, l’important est « d’être au plus près du sujet ». Explorant la profondeur des paysages, des êtres et des choses, sa vision nous conforte et nous invite à emprunter le chemin d’à côté. Un chemin heureux de couleurs et de lumières. Ce chemin, aussi rassurant que rêvé, conduit aux paysages de l’intimité. Une peinture du dedans et du dehors.