La galerie Magali Nourissat a le plaisir de présenter l’exposition Le Fil du Vivant, une exploration sensible du geste et de la
matière à travers les œuvres de trois artistes contemporains : Dominique Legros, Celeste Bollack et Pia Kalfon.
Du 10 au 22
mars 2026, cette exposition invite le public à découvrir trois pratiques artistiques souvent laissées de côté au profit de la
peinture et de la sculpture.
Le Fil du Vivant réunit trois artistes aux pratiques singulières : Céleste Bollack et ses gravures d’oiseaux, Dominique Legros
avec ses céramiques aux allures de pierres, et Pia Kalfon qui explore la force du fil dans ses tapisseries. Ensemble, ils
interrogent la fluidité du geste et la manière dont la matière prend forme. Dominique façonne la terre, Céleste incise la
plaque, Pia tisse le fil. Dans les trois cas, le geste est répétitif, précis, et inscrit dans la matière.
Au cœur de cette réflexion, le travail du céramiste Dominique Legros occupe une place essentielle. Son approche est intuitive,
presque organique : il laisse la matière parler, se déployer, résister. Ses pièces semblent issues d’un processus vivant, où
chaque courbe, chaque tension raconte une histoire de croissance et de transformation. Dans ses œuvres,
le vivant n’est pas représenté : il est incarné. Le travail de Dominique Legros se distingue par une attention profonde au
rythme et à l’équilibre. Ses formes oscillent entre stabilité et mouvement. Toutes partagent cette qualité rare : une présence
silencieuse, presque méditative, qui invite à ralentir et à regarder autrement.
Dans ce dialogue autour du vivant, les gravures en noir et blanc de Céleste Bollack ouvrent une autre voie, plus graphique,
plus incisive. Sa série consacrée à l’oiseau agit comme un contrepoint aux formes céramiques de Dominique Legros : là où la
terre se déploie, la gravure prend forme dans la ligne, la lumière et l’ombre. La technique de Céleste, rigoureuse et intuitive à la fois, met en valeur la matérialité de la gravure.
Les deux tapisseries en noir et blanc de Pia Kalfon viennent compléter ce triptyque de regards sur le vivant en introduisant la
dimension du textile, du fil, du temps long du tissage. Tapissière d’art, Pia Kalfon travaille la matière comme une partition
silencieuse : chaque fil posé devient un geste qui inscrit le vivant dans la trame même du tissu.
En réunissant toutes ces œuvres, Le Fil du Vivant tisse un parcours où les matières, les gestes se répondent. La terre et le
papier, le volume et la ligne, le minéral et l’aérien composent un ensemble qui interroge notre rapport au monde vivant : sa
beauté, sa vulnérabilité, sa capacité à se réinventer.