« La photographie en toutes lettres » à la MEP

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Du 10 juin au 13 septembre 2026

Cet été 2026, la Maison Européenne de la Photographie (MEP) propose l’une des expositions collectives les plus ambitieuses de sa programmation récente. Intitulée « La photographie en toutes lettres », elle réunit 34 artistes issus de la Collection d’entreprise Neuflize OBC et des collections propres de la MEP, pour un parcours organisé non pas selon une chronologie, mais selon un abécédaire.



« La photographie en toutes lettres » : un abécédaire pour célébrer deux siècles de photographie


Le principe est aussi simple que radical : chaque lettre de l’alphabet devient un mot, chaque mot convoque un ensemble d’œuvres qui dialoguent entre elles, parfois de façon surprenante. Le journal LIFE croise une publicité Kodak, des Noctambules se retrouvent dans un Musée, le Simulacre négocie avec la Vérité. L’exposition contredit les évidences, joue avec les associations et invite chaque visiteur à construire sa propre lecture — libre, sans hiérarchie imposée.

Réalisée à l’occasion du bicentenaire de l’invention de la photographie, « La photographie en toutes lettres » s’inscrit dans la saison labellisée Bicentenaire de la Photographie. Elle rappelle, avec poésie et intelligence, que la photographie est autant un art du sens qu’un art du regard.


Un parcours inspiré de John Berger

La scénographie intellectuelle de l’exposition s’inspire directement de Ways of Seeing, l’ouvrage fondateur de John Berger (1972), qui défendait l’idée que « le voir précède le mot » : nous percevons d’abord le réel avant de le nommer ou de le conceptualiser. C’est ce principe qui structure l’ensemble du parcours. Le décalage et l’énigme priment sur la démonstration. Chaque salle propose une association qui s’impose d’elle-même, avant toute explication.

Le parcours s’ouvre sur B comme Bourgogne — territoire où Nicéphore Niépce fixa, entre 1826 et 1827, la première photographie connue. Il se referme sur Z comme Zeitgeist, avec Nan Goldin qui, depuis son intimité, saisit l’esprit d’une époque. Entre ces deux lettres, une traversée de deux siècles de création photographique mondiale.

Quelques entrées notables de l’abécédaire :
– A comme Adolescence : Rineke Dijkstra, Claudine Doury et Yohanne Lamoulère épellent trois jeunesses
– C comme Conte : les photographies spirites du XIXe siècle rencontrent les figures réactivées de Pierre Joseph
– J, K, L : un triptyque sur la démocratisation du médium — Journal, Kodak, Life
– M comme Musée : Martin Parr devant la Joconde
– Q comme Queer : Claude Cahun et Yasumasa Morimura
– X comme Interdit : Philip-Lorca diCorcia face à la censure du sénateur Jesse Helms
– Z comme Zeitgeist : Nan Goldin clôt l’abécédaire

Chaque entrée est accompagnée de textes, de citations et d’anecdotes qui éclairent — sans jamais l’épuiser — la pluralité des récits portés par la photographie.


34 artistes, deux collections en dialogue


L’un des points forts de cette exposition est la mise en regard des œuvres issues de deux ensembles complémentaires : la Collection d’entreprise Neuflize OBC, ancrée dans la création contemporaine mais dont les racines remontent aux avant-gardes des années 1920, et les collections de la MEP, dédiées à la création internationale des années 1950 à nos jours.

Artistes participants (sélection) :
Elina Brotherus (Finlande), Claude Cahun (France), Sophie Calle (France), Alexandra Catiere (Russie), Philip-Lorca diCorcia (États-Unis), Rineke Dijkstra (Pays-Bas), Claudine Doury (France), Nicolas Floc’h (France), Agnès Geoffray (France), Ralph Gibson (États-Unis), David Goldblatt (Afrique du Sud), Nan Goldin (États-Unis), Florence Henri (Suisse / France), Candida Höfer (Allemagne), Frank Horvat (France), Pieter Hugo (Afrique du Sud), Jean-Baptiste Huynh (France), Ilanit Illouz (France), Pierre Joseph (France), Yohanne Lamoulère (France), Robert Mapplethorpe (États-Unis), Joachim Mogarra (Espagne), Yasumasa Morimura (Japon), J. D. ‘Okhai Ojeikere (Nigeria), Bernard Plossu (France), Rogérios Reis (Brésil), Bettina Rheims (France), Sophie Ristelhueber (France), Bruno Serralongue (France)…

Ce rassemblement témoigne de la richesse et de la diversité des formes que peut prendre la photographie : documentaire, plasticienne, intime, conceptuelle, engagée.


Un partenariat de longue date


« La photographie en toutes lettres » s’inscrit dans un partenariat de près de trente ans entre la MEP et la Fondation d’entreprise Neuflize OBC. Cette fidélité institutionnelle se reflète dans la profondeur du dialogue entre les deux collections, et dans l’ambition d’une exposition pensée pour tous les publics — initiés comme néophytes.


En parallèle : la première rétrospective de Camille Vivier

Simultanément, et jusqu’au 13 septembre 2026 également, la MEP présente la première rétrospective consacrée à la photographe française Camille Vivier. Figure de la photographie contemporaine, son univers à la fois sensuel et énigmatique — où corps, formes sculpturales et présences troublantes se répondent — constitue un contrepoint saisissant à l’exposition collective.


L’expo photo à ne pas manquer cet été à Paris


Pour les amateurs de photographie, « La photographie en toutes lettres » s’annonce comme l’un des rendez-vous culturels incontournables de l’été 2026 à Paris. Sa forme originale d’abécédaire, son casting international d’exception et sa double ambition — poétique et pédagogique — en font une exposition aussi accessible que stimulante. Une façon rare et réussie de raconter deux cents ans d’histoire de la photographie sans en fermer le sens, et sans en épuiser la magie.

 

Sources : Maison Européenne de la Photographie (MEP).
Visuel : J.D. ‘Okhai Ojeikere, Sans titre (Mpuk Eba), 1974. Collection d’entreprise Neuflize OBC © J.D. ‘Okhai Ojeikere.

 

 


📌 INFOS PRATIQUES


Expo : La photographie en toutes lettres

Dates : Du 10 juin au 13 septembre 2026

Lieu : Maison Européenne de la Photographie (MEP)
5 – 7 rue de Fourcy
75004 Paris


🕒 HORAIRES

– Mercredi et vendredi 11h – 20h
– Jeudi 11h – 22h
– Le week-end 10h – 20h
– Fermé les lundis et mardis


📍 ACCÈS & TRANSPORTS

Métro : Saint Paul (ligne 1), Pont Marie (ligne 7)
Bus : lignes 67, 69, 96, 76
Parking : Baudoyer, Pont Marie, Lobau.
Vélib’ : Station n°4010 | 105-109 Terre plein Saint Paul
Station n°4011 | 18 rue de l’Hôtel de Ville
Station n°4012 | 2 rue Tiron
Station n°4015 | 25 rue du Pont Louis-Philippe


🏷️ TARIFS

Plein tarif : 14 €
Tarif réduit : 9 €

Gratuit pour les moins de 8 ans et les abonnés MEP


🎟️ BILLETTERIE

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💬 QUESTIONS FRÉQUENTES

📅 Dates et Horaires

Quelles sont les dates de l’exposition « La photographie en toutes lettres » ?
L’exposition se tient du 10 juin au 13 septembre 2026.
Quels sont les horaires d’ouverture de la MEP ?
La Maison Européenne de la Photographie est ouverte le mercredi et vendredi de 11h à 20h, le jeudi de 11h à 22h, ainsi que le samedi et dimanche de 10h à 20h. Le musée est fermé le lundi et le mardi.
Y a-t-il des visites en nocturne ?
Oui ! Une nocturne prolongée est proposée chaque semaine le jeudi jusqu’à 22h.

🎟️ Billetterie, Tarifs et Accès

Quel est le prix du billet pour l’exposition ?
Le tarif plein est de 14 € et le tarif réduit est de 9 € (valable pour les moins de 25 ans, étudiants, enseignants et demandeurs d’emploi). L’entrée est gratuite pour les moins de 12 ans et les personnes en situation de handicap avec leur accompagnateur.
Faut-il réserver son billet à l’avance ?
La réservation d’un créneau horaire en ligne est fortement conseillée sur la billetterie officielle afin de garantir votre entrée et d’éviter l’attente aux caisses.
Où se situe la MEP et comment s’y rendre ?
La Maison Européenne de la Photographie se trouve au 5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris. Vous pouvez vous y rendre en métro via les stations Saint-Paul (ligne 1) ou Pont Marie (ligne 7).

🎨 Contenu de l’Exposition

Quel est le thème de l’exposition ?
Pensée de manière ludique comme un extravagant abécédaire, l’exposition tisse des correspondances poétiques et inattendues entre les œuvres pour explorer l’histoire de la photographie contemporaine à travers les notions de sens, de récits et de mémoire.
Combien d’artistes sont exposés et d’où proviennent les œuvres ?
L’exposition collective réunit **34 à 36 artistes** internationaux (comme Nan Goldin, Claude Cahun ou Claudine Doury). Les images sont issues d’un croisement exceptionnel entre la prestigieuse Collection d’entreprise Neuflize OBC et les propres collections de la MEP, célébrant ainsi un partenariat de près de trente ans.