Avec l’exposition “Calder. Rêver en équilibre“, la Fondation Louis Vuitton consacre une rétrospective d’envergure mondiale à Alexander Calder. Cet hommage vient célébrer deux jalons majeurs : le centenaire de l’installation de l’artiste américain en France en 1926, ainsi que le cinquantième anniversaire de sa disparition.
Calder à la Fondation Louis Vuitton : une exposition exceptionnelle de près de 300 œuvres
L’une des plus importantes expositions jamais consacrées à Alexander Calder déploie près de 300 œuvres sur plus de 3000 m². Conçue en étroite collaboration avec la Calder Foundation, principal prêteur, et bénéficiant de prêts d’institutions internationales prestigieuses et de collectionneurs privés, cette rétrospective offre un panorama complet d’un demi-siècle de création. Les visiteurs découvriront mobiles et stabiles – ces termes inventés par Calder pour désigner ses abstractions cinétiques et statiques – mais également des portraits en fil de fer, des figures sculptées en bois, des peintures, des dessins et des bijoux conçus comme de véritables sculptures miniatures.
Le Cirque Calder de retour à Paris
Après quinze ans d’absence, le mythique Cirque Calder fait un retour triomphal dans la capitale. Prêtée par le Whitney Museum, cette œuvre née à Montparnasse redonne vie à la magie des années 1920. À l’époque, ce défilé de figurines miniatures — acrobates, clowns et cavaliers — animées par l’artiste lui-même, avait fasciné les plus grands noms de l’avant-garde, tels que Miró, Mondrian ou Le Corbusier. Ce spectacle révolutionnaire fut le véritable catalyseur de la reconnaissance de Calder au sein de la scène artistique parisienne.
Un parcours chronologique à travers l’œuvre de Calder
L’exposition retrace l’évolution artistique de Calder depuis ses premières sculptures de fil de fer épurées de la fin des années 1920 jusqu’à ses monumentales créations des années 1960 et 1970 qui redéfinirent l’art public. Le parcours met en lumière les préoccupations fondamentales de l’artiste : le mouvement, la lumière, la réflexion, les matériaux humbles, le son, l’éphémère, la gravité, la performance, l’espace positif et négatif. Un moment charnière de cette trajectoire fut la visite de l’atelier de Mondrian en 1930, qui marqua le tournant abstrait de son œuvre. Marcel Duchamp proposa alors le terme “Mobiles” pour désigner ces compositions abstraites et cinétiques qui empruntaient leur vie aux mouvements de l’air, tandis que Jean Arp inventa le terme “stabiles” pour les créations statiques.
Calder et ses contemporains
L’exposition élargit son propos en présentant des œuvres des amis et contemporains de Calder : Jean Arp, Barbara Hepworth, Jean Hélion, Piet Mondrian, Paul Klee et Pablo Picasso. Ces dialogues permettent de situer l’inventivité radicale de l’artiste dans le concert des avant-gardes du XXe siècle. Trente-quatre photographies réalisées par les plus grands photographes du siècle – Henri Cartier-Bresson, André Kertész, Gordon Parks, Man Ray, Irving Penn, Agnès Varda – révèlent un artiste funambule entre art et vie.
Focus sur des ensembles clés
Plusieurs sections sont consacrées à des ensembles majeurs de l’œuvre caldérienne : la série des Constellations et les bijoux au dynamisme fascinant font l’objet d’une attention particulière. Ces créations témoignent de la capacité de Calder à déployer son vocabulaire artistique à toutes les échelles.
Pour la première fois, la Fondation Louis Vuitton consacre la totalité de ses espaces d’exposition et la pelouse attenante aux travaux d’un seul artiste. Flottant dans l’architecture des espaces dessinés par Frank Gehry, les mobiles de Calder transforment l’exposition en véritable chorégraphie et créent un dialogue exceptionnel entre les volumes, les plans et les mouvements de l’artiste avec ceux de l’architecture.
L’héritage franco-américain de Calder
Installé à Paris en 1926, Alexander Calder développa toute sa carrière entre deux continents. Après son retour aux États-Unis en 1933, il effectua plusieurs aller-retours marquants avec l’Europe, notamment sa participation au Pavillon de la République Espagnole en 1937 aux côtés de Miró et Picasso. En 1953, il installa un atelier dans le hameau de Saché, dans la vallée de la Loire, maintenant ainsi un pied dans chaque pays jusqu’à sa disparition en 1976.
Une révolution sculpturale
Alexander Calder révolutionna l’idée même de la sculpture en introduisant le mouvement et le temps comme quatrième dimension essentielle. Ses créations, allant de fins assemblages métalliques s’animant au moindre souffle à des constructions monumentales, créèrent des sculptures non objectives coexistant en parallèle avec la nature. Cette démarche novatrice inscrit Calder parmi les figures majeures de l’art des XXe et XXIe siècles, aux côtés de Jean-Michel Basquiat, Joan Mitchell, Charlotte Perriand, Mark Rothko, David Hockney et Gerhard Richter, tous célébrés par la Fondation Louis Vuitton.
Lieu : Fondation Louis Vuitton
8, avenue du Mahatma Gandhi
Bois de Boulogne,
75116 Paris
🕒 HORAIRES
Hors vacances scolaires
Lundi, mercredi et jeudi de 11h à 20h
Vendredi de 11h à 21h -Nocturne le 1er vendredi du mois jusqu’à 23h
Samedi et dimanche de 10h à 20h
Fermeture le mardi
Vacances scolaires zone C
Tous les jours de 10h à 20h(jusqu’à 21h le vendredi)
📍 ACCÈS & TRANSPORTS
Métro : ligne 1, station Les Sablons, sortie Fondation Louis Vuitton. Bus : 244, arrêt devant la Fondation le week-end. Navette de la Fondation : départ place Charles de Gaulle-Etoile, en haut de l’avenue de Friedland, toutes les 15 minutes. Vélib’ : arrêt Fondation Louis Vuitton
Oui, la réservation en ligne de votre billet est fortement recommandée afin de sécuriser votre créneau de visite et de vous garantir l’accès au musée.
🎨 Œuvres, Concept et Scénographie
Quelle est l’ampleur de cette rétrospective dédiée à Alexander Calder ?
C’est une exposition d’envergure internationale qui déploie près de 300 œuvres sur plus de 3 000 m², fruit d’une collaboration étroite avec la Calder Foundation. Pour la première fois, la Fondation consacre l’intégralité de ses espaces intérieurs ainsi que sa pelouse extérieure aux travaux d’un seul artiste, retraçant un demi-siècle de création. Cet hommage célèbre le centenaire de l’arrivée de l’artiste américain en France (1926) ainsi que le 50e anniversaire de sa disparition (1976).
Quels types de créations peut-on y admirer ?
Le parcours rassemble les célèbres abstractions cinétiques et statiques de l’artiste (les mobiles et les stabiles, des termes inventés respectivement par Marcel Duchamp et Jean Arp). On y découvre aussi ses premiers portraits en fil de fer des années 1920, des sculptures en bois, des peintures, des dessins, ainsi que des bijoux conçus comme des sculptures miniatures.
Qu’est-ce que le mythique « Cirque Calder » présenté dans le parcours ?
Le mythique Cirque Calder fait son grand retour à Paris après quinze ans d’absence, grâce à un prêt exceptionnel du Whitney Museum. Créé à Montparnasse dans les années 1920, ce défilé de figurines miniatures animées (clowns, acrobates) avait fasciné l’avant-garde parisienne (Mondrian, Miró, Le Corbusier) et fut le déclencheur de la renommée de l’artiste.
Comment les œuvres dialoguent-elles avec l’architecture de Frank Gehry ?
La scénographie offre une véritable chorégraphie visuelle. Les légendaires mobiles de Calder flottent librement au cœur des structures audacieuses et des lignes courbes dessinées par l’architecte Frank Gehry, créant un dialogue unique entre la légèreté des œuvres en mouvement et les volumes du bâtiment.
Quels autres artistes contemporains de Calder sont mis à l’honneur ?
Pour contextualiser son génie au sein des avant-gardes du XXe siècle, l’exposition fait dialoguer Calder avec ses amis et contemporains : Piet Mondrian, Pablo Picasso, Paul Klee, Joan Arp, Barbara Hepworth et Jean Hélion. De plus, 34 clichés signés par de grands photographes (Man Ray, Henri Cartier-Bresson, Agnès Varda) documentent sa vie de funambule de l’art.
📍 Accès et Transports
Où se situe la Fondation Louis Vuitton et comment s’y rendre ?
Le musée se trouve au 8, avenue du Mahatma Gandhi, dans le Bois de Boulogne (75116 Paris). Plusieurs options s’offrent à vous :
Métro : Ligne 1, station Les Sablons (sortie Fondation Louis Vuitton).
Navette dédiée : Départs toutes les 15 minutes depuis la place Charles de Gaulle-Étoile (en haut de l’avenue de Friedland).
Bus : Ligne 244 (arrêt devant la Fondation le week-end).
Vélib’ : Station directement disponible devant l’établissement.