Ibrahim Mahama à la Fondation Cartier : Le Temps des récoltes

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Du 22 octobre 2026 au 28 février 2027

La Fondation Cartier consacre à Ibrahim Mahama sa première exposition parisienne. L’artiste ghanéen n’y vient pas seul : neuf artistes et collectifs qu’il connaît bien l’accompagnent, et tous les espaces du lieu, place du Palais-Royal, sont occupés.



Qui est Ibrahim Mahama ?


Né en 1987 à Tamale, dans le nord du Ghana, Ibrahim Mahama travaille avec des matériaux récupérés : sacs de jute, objets industriels, fragments d’infrastructures abandonnées. Il en tire de grandes installations qui parlent des héritages coloniaux et postcoloniaux du Ghana, de la circulation des marchandises et de la transmission des savoir-faire.

Depuis 2019, il a aussi fondé trois centres d’art à Tamale. Ce sont des lieux de création et d’enseignement, ancrés dans leur territoire, et l’exposition parisienne s’en inspire directement.


Ce que vous verrez à la Fondation Cartier

Parliament of Ghosts. Une chambre parlementaire faite de sièges ashantis en bois, sur lesquels on a le droit de s’asseoir. Le parlement est vide, ce qui renvoie au coup d’État de 1966 au Ghana et à une démocratie interrompue. Pendant toute l’exposition, l’installation sert de scène circulaire : concerts, performances, rencontres, débats, master class avec des écoles d’art.

Things Fall Apart. Une installation monumentale pensée pour le bâtiment de Jean Nouvel. Mahama y reconstruit une ancienne usine de bouteilles en verre ghanéenne, avec ses matériaux d’origine. Inaugurée en 1966, elle faisait partie des derniers grands chantiers de Kwame Nkrumah avant sa chute. L’artiste l’avait rachetée à l’abandon, démontée et déplacée à Tamale. Elle devient ici œuvre et lieu d’apprentissage.

Une installation textile en façade. Elle prend place dans les arcades et se voit depuis la place du Palais-Royal, sans même entrer.


Les neuf artistes associés

L’exposition est construite comme un dialogue. Chaque invité a un lien ancien avec Mahama, par des collaborations, des recherches ou des échanges.

  • James Barnor (Ghana), photographe qui a documenté l’indépendance depuis son studio d’Accra. Il a réalisé des polaroïds 20×24 avec Mahama à Tamale en 2024. Son travail de portraitiste est aussi montré dans la galerie Valois, à la station de métro Palais-Royal – Musée du Louvre.
  • Dorothy Akpene Amenuke, qui fut l’enseignante de Mahama à Kumasi, transforme la toile de jute en installations monumentales.
  • Gideon Appah, peintre. Il puise dans les publicités et la presse ghanéennes des années 1950 à 1980. Près de trente œuvres sont réunies, c’est sa plus grande exposition en Europe.
  • Courage Dzidula Kpodo et Postbox Ghana s’intéressent au modernisme tropical, avec une centaine de cartes postales et de timbres anciens, et la reconstitution partielle d’un bâtiment de plantation de cacao.
  • Zohra Opoku sérigraphie des photos personnelles sur des tissus anciens teints, puis les brode et les assemble.
  • Le Cercle d’Art des Travailleurs de Plantation Congolaise (CATPC), collectif d’ouvriers agricoles et d’artistes en RDC. Il vend ses œuvres pour racheter des terres, et présente ici des sculptures en cacao.
  • Tjaša Rener explore les liens entre le Ghana de Nkrumah et la Yougoslavie de Tito, deux pays du mouvement des non-alignés.
  • Feda Wardak travaille sur l’extractivisme et l’accès à l’eau en Afghanistan. Il montre un film et des archives sur les creuseurs de galeries souterraines.

Pourquoi cette exposition mérite le détour


Le titre parle de semer, transmettre, puis récolter ensemble. Mahama dit lui-même qu’on peut aller chercher dans le passé le potentiel de l’avenir.

L’exposition regarde les utopies nées des indépendances africaines des années 1950-60 et se demande ce qu’on peut en faire aujourd’hui. Elle s’inscrit aussi dans la continuité de la Fondation Cartier, qui montre des artistes du continent africain depuis les années 1990, de Seydou Keïta à Chéri Samba.

Commissaires de l’exposition : Aby Gaye-Duparc (Ibrahim Mahama), Jeanne Barral (Artistes associés). Commissaire associée : Chiara Agradi (James Barnor).
Visuel : Détail, affiche de l’exposition “Ibrahim Mahama – Le Temps des récoltes”.

💡 En savoir plus : Consultez notre sélection des expositions à Paris en ce moment pour planifier vos visites.

 


📌 INFORMATIONS PRATIQUES


Expo : Ibrahim Mahama – Le Temps des récoltes

Dates : Du 22 octobre 2026 au 28 février 2027

Lieu : Fondation Cartier pour l’art contemporain
2, place du Palais-Royal
75001 Paris


🕒 HORAIRES

Du mardi au dimanche, de 11h à 19h (jusqu’à 22h le vendredi).
Fermé le lundi, le 1 janvier, le 1 mai, le 25 décembre.


📍 ACCÈS & TRANSPORTS

Métro : Palais Royal – Musée du Louvre (ligne 1 et 7)
RER : A, B, D
Bus : lignes 21, 67


🏷️ TARIFS

Plein tarif : 15 euros
Tarif réduit : 10 euros


🎟️ BILLETTERIE

Réservation fortement recommandée.
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💬 QUESTIONS FRÉQUENTES

📅 Dates et Horaires

Quelles sont les dates de l’exposition « Ibrahim Mahama – Le Temps des récoltes » ?
L’exposition se tient à la Fondation Cartier du 22 octobre 2026 au 28 février 2027.
Quels sont les horaires d’ouverture et de nocturne ?
La Fondation Cartier est ouverte aux horaires suivants :

  • Du mardi au dimanche : De 11h00 à 19h00.
  • Nocturne le vendredi : Jusqu’à 22h00.
  • Fermetures : Le lundi, ainsi que les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

 

🎟️ Tarifs et Billetterie

Quels sont les tarifs d’entrée pour l’exposition ?
Les tarifs pour accéder à l’exposition s’établissent comme suit :

  • Plein tarif : 15,00 €.
  • Tarif réduit : 10,00 €.
Faut-il réserver son billet à l’avance ?
La réservation en ligne de votre billet d’entrée est fortement recommandée.

🌍 Artiste, Programmation et Œuvres

Qui est Ibrahim Mahama ?
Né en 1987 à Tamale (Ghana), Ibrahim Mahama est un artiste contemporain réputé pour ses installations monumentales créées à partir de matériaux récupérés (sacs de jute, objets industriels, structures d’usines). Son travail interroge la mémoire coloniale, la circulation des marchandises et les transmissions de savoirs. Il a également fondé trois centres d’art et d’apprentissage dans sa région natale au Ghana.
Quelles sont les installations majeures d’Ibrahim Mahama présentées ?
L’exposition dévoile plusieurs œuvres phares :

  • Parliament of Ghosts : Une assemblée faite de sièges ashantis en bois, accessible au public et servant de scène vivante (concerts, débats, master class).
  • Things Fall Apart : La reconstitution monumentale d’une ancienne usine de verre ghanéenne démontée et réinstallée dans le bâtiment de Jean Nouvel.
  • Une installation textile monumentale : Déployée sur la façade, visible directement depuis la place du Palais-Royal.
Quels sont les artistes invités à exposer aux côtés d’Ibrahim Mahama ?
L’exposition réunit neuf artistes et collectifs associés : James Barnor, Dorothy Akpene Amenuke, Gideon Appah, Courage Dzidula Kpodo & Postbox Ghana, Zohra Opoku, le Cercle d’Art des Travailleurs de Plantation Congolaise (CATPC), Tjaša Rener et Feda Wardak. À noter que le travail du photographe James Barnor est également visible dans la galerie Valois de la station de métro Palais-Royal – Musée du Louvre.

📍 Emplacement et Accès

Où se trouve la Fondation Cartier et comment s’y rendre ?
La Fondation Cartier pour l’art contemporain est située au 2, place du Palais-Royal (75001 Paris).

  • Métro : Station Palais Royal – Musée du Louvre (lignes 1, 7).
  • RER : Stations Châtelet – Les Halles (RER A, B, D).
  • Bus : Lignes 21 et 67.