Cathy de Monchaux au Palais de Tokyo

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Du 3 avril au 13 septembre 2026

Le Palais de Tokyo à Paris accueille la toute première rétrospective consacrée à Cathy de Monchaux, artiste britannique incontournable de la scène contemporaine internationale. Intitulée « Studio, Wounds and Battles, Desire is the Reiteration of Hope », cette exposition événement rassemble une cinquantaine d’œuvres réalisées entre 1984 et aujourd’hui, offrant un panorama saisissant d’une pratique artistique à la fois viscérale et poétique.



CATHY DE MONCHAUX : UNE PREMIÈRE RÉTROSPECTIVE ATTENDUE


Rare dans l’agenda parisien, la rétrospective consacrée à Cathy de Monchaux au Palais de Tokyo s’impose comme l’un des rendez-vous artistiques majeurs du printemps-été 2026. Sous la houlette du curateur Hugo Vitrani, l’exposition déploie sur les cimaises et dans les espaces de l’institution un corpus d’œuvres qui s’étire sur plus de quarante ans de création : sculptures, installations, dessins techniques et archives d’œuvres disparues se répondent dans un dialogue tendu entre désir et danger, intimité et démonstration.

Cathy de Monchaux, née en 1960 à Londres, est reconnue pour une œuvre qui interroge avec acuité les rapports de genre, le corps féminin et les structures de pouvoir. Représentée dans les grandes collections internationales, elle est ici présentée pour la première fois à Paris dans toute l’ampleur de sa production.


ENTRE SÉDUCTION ET MENACE : L’UNIVERS DE CATHY DE MONCHAUX

L’exposition du Palais de Tokyo tient le visiteur dans un état de tension permanente. Les œuvres de Cathy de Monchaux convoquent un vocabulaire formel immédiatement reconnaissable : velours et métal, rivets et dentelles, sangles et marbre, orifices et vulves féériques. Des matières qui se confrontent, s’attirent et se lacèrent, incarnant une sensualité à la fois attirante et menaçante.

Du grain doux du tissu au tranchant glacial du plomb ou de l’acier, chaque pièce joue sur les extrêmes. Verticales ou au sol, accrochées au mur ou posées en installation, les œuvres malmènent nos repères spatiaux autant que nos certitudes culturelles. L’artiste s’attaque en particulier à ce que la philosophe Catherine Malabou nomme le « privilège accordé à la rectitude » et à la « symbolique du phallus » dans la pensée occidentale, retournant contre lui-même le langage de la domination pour en révéler les failles.


DES LICORNES, DES SQUELETTES ET DES BATAILLES

Parmi les pièces phares de l’exposition figure « Bronze Unicorn » (2025), sculpture métallique en forme de squelette de licorne à la corne incurvée — écho direct d’une œuvre réalisée par l’artiste alors étudiante, toujours présente dans son atelier comme un totem tutélaire. Cette figure revient comme un leitmotiv à travers toute l’exposition, armée de licornes composant des peintures de batailles à la fois épiques et intimes.

Le squelette, justement, est une présence forte chez Cathy de Monchaux. L’artiste a frôlé la mort dans un accident de voiture, suivi de la perte de son cheval : des événements traumatiques qui ont, selon elle, dessiné un « imaginaire blessé » où les structures soutiennent autant qu’elles oppriment, où l’armature est à la fois protection et contrainte.

On découvre également des œuvres plus anciennes, comme « Dreamboat » (1986), panier tressé en forme de barque chargé d’objets sombres, ou encore « Once upon a Fuck » (1992), cœur anatomique aux composants métalliques doublé de velours rouge — une pièce emblématique qui condense à elle seule toute la tension érotique et violente du travail de l’artiste.


UN TRAVAIL D’ÉCRITURE ET DE TITRES

L’exposition révèle aussi une dimension moins connue de la pratique de Cathy de Monchaux : un travail d’écriture attentif, dont témoignent les titres de ses œuvres. « Never Forget the Power of the Tears » (N’oublie jamais le pouvoir des larmes) : autant d’énoncés qui fonctionnent comme des injonctions poétiques, des manifestes discrets, des tonalités effervescentes venant amplifier la charge émotionnelle des pièces.

Le titre même de l’exposition — « Desire is the Reiteration of Hope » — est en soi un programme : le désir comme répétition de l’espoir, moteur d’une œuvre qui refuse la résignation et réinvestit sans cesse les territoires du corps et de l’affect.


INFLUENCES ET FILIATIONS : DU MINIMALISME AU GOTHIQUE VICTORIEN

L’œuvre de Cathy de Monchaux se nourrit d’un ensemble de références foisonnant et hétérodoxe. On y retrouve la rigueur conceptuelle du minimalisme, les détails cryptiques du gothique victorien, les emportements du romantisme et du symbolisme. Les forêts de Shakespeare voisinent avec les batailles peintes par Paolo Uccello, tandis que la science-fiction vient infiltrer les strates d’un imaginaire profondément ancré dans une culture visuelle et littéraire britannique.

Les œuvres récentes de l’artiste, présentées pour certaines pour la première fois, surgissent en bas-relief comme un univers en contre-jour : les lianes sont des racines qui sont des corps qui sont des âmes, dans un univers fractal saisi entre l’éblouissement et la panique. La profondeur y est travaillée en creux, la perspective renversée.


DANS LE CADRE DE LA SAISON “NORMES CORPS”


Cette rétrospective s’inscrit dans la saison thématique « Normes Corps » du Palais de Tokyo, qui interroge, à travers plusieurs expositions simultanées, les manières dont les corps sont normés, définis, contrôlés ou libérés par les discours culturels, politiques et artistiques. Un fil conducteur particulièrement cohérent avec une œuvre comme celle de Cathy de Monchaux, qui place le corps — féminin, désirant, blessé, résistant — au cœur de toute sa démarche.


POURQUOI VOIR CETTE EXPOSITION ?

✔ La première rétrospective mondiale de Cathy de Monchaux, à ne pas manquer
✔ Une cinquantaine d’œuvres couvrant 40 ans de création
✔ Un univers visuel unique, entre sculpture, installation et dessin
✔ Un propos féministe fort, ancré dans les débats contemporains sur le corps et le genre
✔ Un accrochage ambitieux dans l’un des plus grands espaces d’art contemporain de Paris

Commissaire de l’exposition : Hugo Vitrani.
Visuel : détail, Cathy de Monchaux, Once upon a fuck, 1992. (© Adagp, Paris, 2026)

 


📌 INFORMATIONS PRATIQUES


Expo : Cathy de Monchaux : studio wounds and battles desire is the reiteration of hope.

Dates : Du 3 avril au 13 septembre 2026

Lieu : Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris


🕒 HORAIRES

12h-22h : lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche.
12h-00h : jeudi.
Mardi : Le Palais de Tokyo est fermé au public.
Fermeture annuelle le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.
Fermeture exceptionnelle à 18h les 24 et 31 décembre.


📍 Y ALLER

Métro: ligne 9, Alma Marceau, Iéna
Bus : 32,42,63,72,80,82, 92
RER : C, Pont de l’Alma
Station Vélib’ : 3 av. Montaigne, 2 rue Marceau
Parking : Wilson

L’accès aux expositions est gratuit pour les personnes en situation de handicap, ainsi que pour leur accompagnateur. Des fauteuils roulants en prêt sont disponibles à l’accueil.


🏷️ TARIFS

Plein tarif : 13 euros
Tarif réduit 18-25 ans : 9 euros
Tarif réduit Étudiants (+25 ans): 9 euros
Tarif réduit Senior (+ de 60 ans) : 9 euros
Tarif réduit Maison des Artistes : 9 euros


🎟️ BILLETTERIE

Réservation fortement recommandée.
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💬 QUESTIONS FRÉQUENTES

📅 Dates et Horaires

Quelles sont les dates de l’exposition de Cathy de Monchaux au Palais de Tokyo ?
L’exposition événement se tient du 3 avril au 13 septembre 2026.
Quels sont les horaires d’ouverture et les jours de fermeture du Palais de Tokyo ?

Le centre d’art propose des horaires étendus en journée et en soirée :

  • Lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche : De 12h00 à 22h00.
  • 盛りNocturne le jeudi : De 12h00 à minuit (00h00).
  • Fermeture hebdomadaire : Le Palais de Tokyo est fermé tous les mardis.
  • Fermetures annuelles : Le lieu est fermé le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre (fermeture anticipée à 18h00 les 24 et 31 décembre).

🎟️ Tarifs, Billetterie et Accessibilité

Quels sont les tarifs des billets d’entrée ?

Les tarifs pour accéder aux espaces d’exposition sont les suivants :

  • Plein tarif : 13 euros.
  • Tarif réduit (9 euros) : Accordé aux jeunes de 18 à 25 ans, aux étudiants de plus de 25 ans, aux seniors (plus de 60 ans) ainsi qu’aux membres de la Maison des Artistes.
  • Gratuité : L’entrée est gratuite pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur.
Comment réserver son billet pour l’exposition ?
La réservation en ligne est fortement recommandée pour visiter l’exposition sereinement. Vous pouvez réserver vos places directement sur la billetterie officielle du Palais de Tokyo.
Quels sont les services d’accessibilité proposés pour le public en situation de handicap ?
En plus de la gratuité d’accès accordée au visiteur et à son accompagnateur, le Palais de Tokyo met à disposition des fauteuils roulants en prêt, disponibles directement à l’accueil du bâtiment.

🎨 Artiste, Concept et Œuvres

Qui est Cathy de Monchaux et quel est le concept de cette exposition ?
Née en 1960 à Londres, Cathy de Monchaux est une artiste britannique majeure de la scène internationale. Intitulée « Studio, Wounds and Battles, Desire is the Reiteration of Hope », cette exposition au Palais de Tokyo est sa toute première rétrospective mondiale. Elle rassemble une cinquantaine d’œuvres (sculptures, installations, dessins et archives) créées de 1984 à nos jours. Son travail explore avec force et poésie les thèmes du corps féminin, des rapports de genre, du désir, des blessures et des structures de pouvoir.
Quelles sont les caractéristiques visuelles et les matières utilisées par l’artiste ?
Le travail de Cathy de Monchaux est célèbre pour son esthétique unique oscillant entre séduction et menace. Elle fait dialoguer des matériaux opposés et texturés : le velours, la dentelle, les rubans et les orifices organiques rencontrent la dureté ou le tranchant du métal, du plomb, de l’acier, des rivets et des sangles. Ses inspirations mêlent aussi bien la rigueur du minimalisme que les détails du gothique victorien, le romantisme ou la science-fiction.
Quelles sont les œuvres phares à ne pas manquer dans le parcours ?

Parmi les cinquante pièces réunies par le curateur Hugo Vitrani, vous pourrez découvrir :

  • « Bronze Unicorn » (2025) : Une sculpture métallique récente figurant un squelette de licorne à la corne incurvée, un motif fort né durant ses années d’études.
  • « Once upon a Fuck » (1992) : Une œuvre emblématique représentant un cœur anatomique aux composants métalliques, doublé de velours rouge.
  • « Dreamboat » (1986) : Une pièce historique se présentant sous la forme d’une barque tressée chargée d’objets sombres.
Dans quel programme global cette rétrospective s’inscrit-elle ?
Cette exposition a été pensée dans le cadre de la saison thématique « Normes Corps » du Palais de Tokyo. À travers plusieurs projets simultanés, cette saison explore et questionne les manières dont les corps sont contrôlés, normés ou libérés par notre société.

📍 Emplacement et Accès

Où se trouve le Palais de Tokyo et comment s’y rendre ?

Le centre d’art est situé dans le 16e arrondissement de Paris, à l’adresse suivante : 13, avenue du Président Wilson, 75116 Paris.

  • Métro : Ligne 9, stations Alma-Marceau ou Iéna.
  • RER : RER C, station Pont de l’Alma.
  • Bus : Lignes 32, 42, 63, 72, 80, 82 et 92.
  • Vélib’ : Stations situées au 3 avenue Montaigne et au 2 rue Marceau.
  • Parking : Parking Wilson.