Trompe l’oeil, imitations, pastiches et autres illusions


Du 02 février 2012 au 15 mars 2013

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La galerie d’étude du musée des Arts décoratifs présente une exposition sur le  trompe-l’œil qui est, comme son nom l’indique, destiné à tromper l’œil et trouve son origine dans les fresques et mosaïques antiques. Le récit le plus ancien qui marque le début du trompe-l’œil est celui de Pline l’Ancien. Il rapporte dans son Histoire naturellecomment le peintre Zeuxis (464-398 av. JC), dans une compétition qui l’opposait au peintre Parrhasius, avait représenté des raisins si parfaits que des oiseaux vinrent voleter autour.


Si l’Antiquité est le point de départ de cette illusion parfaite, la Renaissance et le Maniérisme vont amplifier ce phénomène avant que la période Baroque n’en fasse un genre à part entière. La virtuosité atteint alors son comble et cette illusion doit alors beaucoup aux techniques de la perspective et du clair-obscur. Toutes les périodes vont s’y intéresser, même si les supports et les enjeux ne sont plus les mêmes.

En art décoratif, cette « tromperie des yeux » va prendre des formes très diverses. Certains supports comme le papier peint seront le support idéal de cette forme d’expression. Du plus modeste au plus somptueux, ils imitent tous les matériaux : le bois, la laque, les carreaux, la paille, le velours jusqu’aux tableaux avec leurs cadres. Le motif économique est bien sûr le ressort de beaucoup d’imitations.

A ce jeu de substitution, on observe, à travers les siècles, que de nombreuses matières vont être imitées par d’autres : la céramique jaspée imite le jaspe mais la céramique émaillée imite le porphyre ou l’or, le strass imite le diamant, le linoleum le plancher… Ce jeu des illusions connaît une variante au XIXe siècle où, historicisme oblige, ce ne sont pas seulement les matières que l’on imite mais aussi les motifs.

La célèbre Grammaire de l’Ornement d’Owen Jones, comme son équivalent français l’Ornement polychrome d’Albert Racinet, fournissent de nombreux motifs moyenâgeux, mauresques… aux créateurs du XIXe siècle.

La mode n’est pas en reste et est le théâtre des illusions les plus folles. Du XVIIIe au XIXe siècle, perruques, tournures, faux-cul sont là pour tromper son monde. Au XXe siècle, l’illusion touche moins la forme que le textile et apparaissent fausses usures, fausses poches, faux boutonnages

Comme un jeu de piste à travers les siècles et les matières, c’est au grand jeu de l’illusion que nous convie cette exposition. Réunis en douze thèmes près de 400 objets, jamais ou rarement montrés se font écho et témoignent des inventions techniques et artistiques. De « Ombre et lumière » à « Une matière peut en cacher une autre » en passant par « Optique hypnotique » ou l’évocation d’une vraie fausse Period Room, le visiteur aura les clefs pour découvrir les artifices du trompe-l’œil et de l’imitation.


Exposition : Trompe l’oeil, imitations, pastiches et autres illusions

Dates :
Du 02 février 2012 au 15 mars 2013

Lieu : Les Arts Décoratifs – galerie d’études
107 rue de Rivoli
75001 Paris


Métro :
Palais Royal-Musée du Louvre (lignes 1,7), Tuileries (ligne 1), Pyramides (lignes 7, 14)
Bus : lignes 21, 27, 39, 48, 68, 72, 81, 95
Parking : Carrousel du Louvre, rue des Pyramides.

Horaires : Ouvert tous les jours sauf le lundi  de 11h à 18h. Nocturne le jeudi jusqu’à 21h.

Plein tarif : 9,50 euros

Tarif réduit : 8 euros

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