
Du 16 avril au 13 juillet 2008
La figuration narrative est considéré aujourd’hui comme un mouvement artistique français des années 60 -70. Elle naît de l’action du critique d’art Gérard Talabot, et des peintres Bernard Rancillac et Hérvé Télémaque, suite à l’exposition intitulée ” Mythologies quotidiennes” au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris. A l’instar des artistes américains qui dans le même temps triomphent à la biennale de Venise avec le désormais célèbre Pop Art, les artistes de la “figuration narrative”, d’horizons très différents se réunissent en plaçant au coeur de leurs oeuvres les images de la société contemporaine pour en révéler des sens inattendus. Parmis eux, on compte Arroyo, Bertholo, Bertini, Fahlström, Klasen, Monory, Rancillac, Recalcati, Saul, Télémaque, Voss…
La galerie National du Grand Palais a rassemblé pour la première fois plus d’une centaines d’oeuvres dans cette exposition exceptionnelle qui invite à découvrir ou redécouvrir ce mouvement majeur de la scène artistique française des années 60 – 70.

Tous les tableaux importants de l’artiste sont là, mais également pour notre plus grand plaisir de moins connus. L’exposition s’organise par théme intitulées, Courbet et la commune, Courbet intime, les nus, les paysages… La grande nouveauté est sans doute la présence de nombreux clichés photographiques (Nadar, Henri le Secq, Gustave le Grey) dont l’artiste c’était inspiré pour la réalisation de ces modèles féminins. La proximité du réalisme des peintures de Courbet et des photographies marque le début de la modernité.
La première exposition mondiale consacrée à Giuseppe Arcimboldo (1526-1593). Une rétrospective exceptionnelle regroupant près d’une centaines d’oeuvres. Grand artiste de cour, ces peintures de têtes fantastiques bien connu du grand public, composés de végétaux ou d’animaux seront visible dans cette exposition, ainsi que des oeuvres moins connues laissant place à la découverte. Le style renaissance manièriste d’Arcimboldo plaira a ses contemporains, empereurs, cours princières, une peinture allégorique, excessive, la “bella maniera” qui dominera le XVIème siècle. Ces tableaux libèrent notre imagination, assemblages astucieux de monstres marins, de fruits et légumes, de végétaux, d’animaux forment un portrait, une tête caricaturale fantastique. A voir absolument… En parallèle à l’exposition les jardiniers du Sénat proposeront des fantaisies végétales comestibles, et des concerts seront également à l’honneur.
Retrouvez la légereté étourdissante du XVIIIème siècle français.