Le musée des Arts décoratifs rend hommage à l’esprit du Bauhaus à travers plus de 900 œuvres, objets, mobilier, textiles, dessins, maquettes, peintures, replacés dans le contexte de l’école et témoignant de l’extrême richesse des champs d’expérimentation.
À chaque saison de la mode, comme dans l’actualité sociale et politique, difficile d’échapper à la question du code vestimentaire. « Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale », présentée au musée des Arts décoratifs invite à revisiter les scandales qui ont présidé les grands tournants de l’histoire de la mode du XIVe siècle à nos jours. Cette exposition originale et inattendue propose d’explorer à l’appui de plus de 400 vêtements et accessoires, portraits, caricatures et petits objets, les prises de libertés et les infractions faites à la norme vestimentaire, aux codes et aux valeurs morales.
Le musée des Arts décoratifs célèbre les trente ans de sa collection de mode. C’est l’occasion de répondre à une attente très forte émanant du public : avoir enfin la possibilité d’embrasser l’histoire de la mode sur plusieurs siècles. C’est aussi l’opportunité d’en dessiner les forces et d’en rappeler ses particularités : une collection nationale de mode et de textile conservée au sein du musée en dialogue avec les autres départements du musée des Arts Décoratifs, musée de tous les objets. L’exposition réunit 300 pièces de mode féminine, masculine et enfantine du XVIIIe siècle à nos jours, issus de son fonds, assemblées, regroupées pour dessiner une frise chronologique inédite.
Avec cette exposition présentée dans les espaces de la Mode du musée des Arts décoratifs, c’est la première fois que Barbie fait l’objet d’une véritable invitation dans une institution muséale française. Connu pour ses collections de design et de mode, de jouets et de publicité, le musée est le lieu idéal pour mettre à l’honneur cette poupée iconique dont l’histoire se nourrit de sources multiples, en l’inscrivant pleinement ici dans une histoire culturelle et sociale du jouet aux XXe et XXIe siècles.
L’exposition Karl Lagerfeld, A Visual Journey à la Pinacothèque de Paris explore la grande diversité de motifs, approches et techniques qui définit l’interprétation subtile et très personnelle de la photographie par Karl Lagerfeld. Elle met en lumière les nombreux centres d’intérêt de Lagerfeld, parmi lesquels l’architecture, les paysages, Paris la nuit, les portraits et autoportraits, la photographie de mode et l’abstraction (un goût pour les arts graphiques caractérise un grand nombre de ses photos, quels qu’en soient les sujets). Deux grandes installations – Daphnis et Chloé et Le Voyage d’Ulysse – couronnent cette présentation complète de l’œuvre photographique de Lagerfeld.
Pour la première fois, le Palais Galliera expose la garde-robe d’exception de la comtesse Greffulhe, née Élisabeth de Caraman-Chimay (1860-1952). Cousine de Robert de Montesquiou, passée à la postérité sous la plume de Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu, la comtesse prête ses traits à la duchesse de Guermantes : « Aucun élément n’entre en elle qu’on ait pu voir chez aucune autre ni même nulle part ailleurs, écrit-il à Montesquiou. Mais tout le mystère de sa beauté est dans l’éclat, dans l’énigme surtout de ses yeux. Je n’ai jamais vu une femme aussi belle. »