Parmi une collection riche de plus de 200 pastels, le Petit Palais présente pour la première fois une sélection de près de 150 d’entre eux offrant un panorama exhaustif des principaux courants artistiques de la seconde moitié du XIXe siècle, de l’Impressionnisme au Symbolisme.
Paul Cézanne a peint près de deux cents portraits au cours de sa carrière, dont vingt-six autoportraits et vingt-neuf représentant son épouse, Hortense Fiquet. L’exposition explore les particularités esthétiques et thématiques de Cézanne dans cet exercice particulier, notamment comment il instaure un dialogue entre des oeuvres complémentaires et réalise de multiples versions d’un même sujet.
Aux côtés d’archives familiales, une centaine de tableaux, dessins et gravures, de Camille Pissarro, aussi spectaculaires que peu connus, créés à Éragny-sur-Epte entre 1884 et 1903 et provenant des plus grandes collections muséales et particulières du monde entier, illustrent la période la moins étudiée de la carrière de l’artiste. Celui-ci s’installe dans le village d’Eragny en 1884 dans une belle maison dont il devient propriétaire grâce à un prêt octroyé par Claude Monet et où il reste toute sa vie.
La peinture française du XVIIIe siècle évoque davantage les raffinements de la fête galante et du portrait que la rhétorique de la grande peinture religieuse. En dehors de la période du Salon, c’est pourtant dans les églises de Paris que l’on pouvait alors admirer la peinture contemporaine : les artistes ne négligèrent donc pas de s’y montrer sous leurs meilleurs pinceaux. Les paroisses et congrégations qui s’attachaient à rénover les églises de la capitale figurent parmi les principaux commanditaires des peintres d’histoire.
Née en 1891 à Nijyn, une ville ukrainienne de ce qui est alors l’Empire russe, Olga Khokhlova est fille de colonel. Elle entre dans la prestigieuse et innovante troupe des Ballets Russes dirigée par Serge Diaghilev en 1912. C’est à Rome au printemps 1917 qu’elle fait la connaissance de Pablo Picasso, alors que l’artiste réalise, à l’invitation de Jean Cocteau, les décors et les costumes du ballet Parade (musique d’Erik Satie, argument de Jean Cocteau, chorégraphie de Léonide Massine). Ils se marient le 12 juillet 1918 à l’église orthodoxe de la rue Daru, avec pour témoins Jean Cocteau, Max Jacob, et Guillaume Apollinaire.
L’exposition « Bernard Buffet, Intimement », personnalisée par le fils de l’artiste, Nicolas Buffet, assisté des historiens de l’art Sylvie Buisson, Yann le Pichon et Saskia Ooms, responsable de la conservation, est l’évocation inédite des attaches qui relient Bernard Buffet à Montmartre. Environ 100 œuvres (peintures, dessins, gravures, éditions) accompagnées d’un parcours photographique retraçant la vie de Bernard Buffet seront présentées au Musée de Montmartre. Le parcours thématique mettra bien en évidence le style graphique très caractéristique de l’artiste et sa passion pour Paris, son environnement intime et Montmartre.