Le Grand Palais accueille Laure Prouvost pour une installation monumentale et immersive intitulée Nous, frissons d’étoiles. Entre atomes, particules et émotions, l’artiste franco-britannique invite le public à percevoir le monde à travers le prisme vertigineux de la physique quantique. Une expérience sensorielle et artistique unique, à ne pas manquer sous la grande verrière parisienne.
« Nous, frissons d’étoiles » par Laure Prouvost , une odyssée sensorielle entre art et physique quantique
Laure Prouvost, Vue de l’installation “NOUS, FRISSONS D’ÉTOILES”, 2026
L’œuvre : une installation monumentale au cœur de la physique quantique
Une question vertigineuse comme point de départ
“Que pourrait-on ressentir en percevant la réalité d’un point de vue quantique ?” — Telle est la question fondatrice qui guide toute l’exposition. La physique quantique, théorisée il y a un siècle, décrit le comportement de la matière et de l’énergie à l’échelle infime des atomes et des particules. Elle repose sur des probabilités, des superpositions d’états, et bouscule notre intuition ordinaire du monde. C’est dans cet espace de paradoxe et de merveilleux que Laure Prouvost a choisi de plonger le visiteur.
The Beginning : une sculpture cinétique monumentale
À l’entrée de l’exposition, un tunnel conduit le visiteur vers un environnement éblouissant dominé par The Beginning, sculpture cinétique à six membres animée par le son et la lumière. Omniprésente et évanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre — cette pièce maîtresse incarne les tensions propres à la physique quantique : dualité, indétermination, interconnexion.
We Felt A Star Dying : une vidéo au cœur du vivant
En son centre trône une vidéo intitulée We Felt A Star Dying, qui relie le spectateur à la matière sous toutes ses formes : vivante et non vivante, naturelle et mécanique, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Un voyage poétique et scientifique à travers les états de la matière et de l’énergie.
Les Cute Bits : quand l’art s’empare des qubits
Suspendus à la verrière du Grand Palais, des éléments fantaisistes aux allures de météorites — les Cute Bits — évoquent le phénomène quantique de l’intrication : ce lien mystérieux qui relie deux particules de manière instantanée, quelle que soit la distance qui les sépare. Certains prennent la forme de casques dans lesquels le visiteur peut entendre des voix et sentir une odeur métallique et minérale — une invitation à l’expérience corporelle et synesthésique.
Le nom est un clin d’œil aux qubits, unités fondamentales de l’informatique quantique — une manière ludique et poétique de rendre accessible une science en apparence abstraite.
Une expérience sensorielle totale
Ce qui distingue cette exposition des expositions classiques, c’est son engagement radical envers tous les sens. Son spatialisé enveloppant, filaments effleurant les corps, projecteurs éblouissants, coussin sur lequel s’allonger pour visionner la vidéo centrale, plateformes et bancs de sable : chaque élément du dispositif scénographique est pensé pour dilater la perception et inviter à une présence au monde différente.
Laure Prouvost nous révèle un monde interconnecté où, selon ses propres mots, “nous ne faisons qu’un” — “we are we”. L’art devient ici instrument de connaissance et de réconciliation avec l’infini.
Qui est Laure Prouvost ?
Laure Prouvost est une artiste contemporaine franco-britannique née à Croix (Nord) en 1978, lauréate du Turner Prize en 2013. Connue pour ses installations multisensorielles mêlant vidéo, sculpture, texte, sons et odeurs, elle questionne nos modes de perception, de communication et de construction de la réalité. Ses œuvres, présentées dans des institutions majeures du monde entier — dont la Tate Modern, le MoMA ou le Centre Pompidou — invitent à une immersion poétique et déroutante dans des univers où les frontières entre le réel et l’imaginaire s’effacent.
Pour Nous, frissons d’étoiles, elle s’aventure sur un nouveau terrain : celui de la science. Après deux années de recherches en collaboration avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven, et grâce à l’accès à un puissant ordinateur quantique, Laure Prouvost a développé des images et des sons qui capturent l’essence imprévisible et probabiliste des systèmes quantiques.
Pourquoi visiter cette exposition ?
Parce que Nous, frissons d’étoiles n’est pas une exposition ordinaire. C’est une invitation à remettre en question nos certitudes, à accepter l’indétermination, à se laisser traverser par l’émerveillement. Parce que Laure Prouvost est l’une des artistes les plus singulières de sa génération, et que le Grand Palais lui offre un écrin à la mesure de son ambition.
Parce que la physique quantique — si souvent reléguée aux laboratoires et aux équations — devient ici quelque chose que l’on ressent dans son corps, que l’on entend, que l’on respire. Et parce que, sous la grande verrière parisienne, se tenir au cœur de cette installation, c’est peut-être toucher du doigt ce que cela fait d’être, à notre tour, un frisson d’étoile
Nous, frissons d’étoiles est une adaptation de WE FELT A STAR DYING, œuvre initialement commanditée par la LAS Art Foundation (Berlin), avec la contribution de l’OGR Turin, en 2025. Son arrivée au Grand Palais marque une nouvelle étape dans la vie de cette œuvre ambitieuse, désormais présentée sous l’une des plus belles verrières du monde.
Commissaire : Barbara Kroher, responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmn
Commissaire associée : Carly Whitefield, conservatrice à la LAS Art Foundation
📌 INFORMATIONS PRATIQUES
Expo : Laure Prouvost – Nous, frissons d’étoiles
Dates : Du 10 juin au 26 juillet 2026
Lieu : Grand Palais
Nef – Entrée Gabrielle Chanel
7 Avenue Winston Churchill,
75008 Paris
🕒 HORAIRES
Du lundi au dimanche, de 10h à 19h30
Fermeture exceptionnelle : 14 juillet
Fermeture anticipée : 23 juin à 16h30, 11 juillet à 17h, 26 juillet à 15h
📍 ACCÈS & TRANSPORTS
Métro : lignes 1, 9, 13 / Stations : Franklin D. Roosevelt, Champs-Elysées – Clemenceau RER : ligne C / Station : Invalides Bus : lignes 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93 Vélib’ : Station n°8029, 1, avenue Franklin-D.-Roosevelt. Station : 8001, avenue Dutuit Parkings : Parking sur le Rond-point des Champs-Elysées, Place de la Concorde, Parc François-1er, Alma Georges-V, Champs-Elysées Lincoln, Matignon Batobus (navette fluviale) : Arrêt Champs-Elysées
🏷️ TARIFS
Tarif plein : 8 €
Tarif réduit : 5 €
Titulaires de l’Abonnement, 18-25 ans, étudiants jusqu’à 30 ans inclus, familles nombreuses
Gratuit
– 18 ans, demandeurs d’emploi, visiteurs en situation de handicap, Pass GrandPalais…
Billet Liberté : 10 €
Accès sans réservation à la date et à l’heure de votre choix jusqu’au 12/07 inclus
Quelles sont les dates de l’exposition « Nous, frissons d’étoiles » ?
L’exposition se déroule du 10 juin au 26 juillet 2026.
Quels sont les horaires d’ouverture et les fermetures exceptionnelles ?
L’exposition est ouverte du lundi au dimanche, de 10h à 19h30. Elle sera fermée le 14 juillet. Des fermetures anticipées sont prévues le 23 juin à 16h30, le 11 juillet à 17h, et le 26 juillet à 15h.
🎟️ Billetterie, Tarifs et Accès
Quels sont les tarifs applicables pour cette exposition ?
Le tarif plein est de 8 € et le tarif réduit est de 5 € (pour les titulaires de l’Abonnement, les 18-25 ans, les étudiants jusqu’à 30 ans inclus et les familles nombreuses). L’accès est gratuit pour les moins de 18 ans, les demandeurs d’emploi, les visiteurs en situation de handicap et les détenteurs du Pass GrandPalais. Un Billet Liberté est disponible à 10 € (accès sans réservation jusqu’au 12/07 inclus).
Où se trouve l’exposition et comment s’y rendre ?
L’installation se situe au Grand Palais (Nef – Entrée Gabrielle Chanel), 7 Avenue Winston Churchill, 75008 Paris. Vous pouvez y accéder via les métros Franklin D. Roosevelt (lignes 1, 9) ou Champs-Elysées – Clemenceau (lignes 1, 13), le RER C (station Invalides), de nombreuses lignes de bus (28, 42, 52, etc.), les stations Vélib’ à proximité ou via la navette fluviale Batobus (arrêt Champs-Elysées).
Faut-il réserver sa place à l’avance ?
La réservation en ligne est fortement recommandée pour garantir votre accès.
🌌 Concept et Expérience
Quel est le concept de l’installation de Laure Prouvost ?
Il s’agit d’une installation monumentale et multisensorielle qui explore la physique quantique à travers l’art. Conçue après deux ans de recherches avec un philosophe et un scientifique, l’œuvre mêle une sculpture cinétique lumineuse (*The Beginning*), une vidéo centrale (*We Felt A Star Dying*), ainsi que des éléments suspendus interactifs et odorants nommés *Cute Bits*.
À quoi ressemble l’expérience sensorielle proposée ?
L’exposition propose une immersion totale : un son spatialisé enveloppant, des filaments qui effleurent les corps, des projecteurs éblouissants, des odeurs métalliques et minérales, ainsi que des coussins, plateformes et bancs de sable pour s’installer.
💬 L’avis de notre expert en art : “Une poétique du sensible”
En investissant la nef majestueuse du Grand Palais avec son projet « Nous, frissons d’étoiles », Laure Prouvost signe l’une des propositions les plus ambitieuses de sa carrière. L’artiste franco-britannique confirme ici sa maîtrise absolue de l’espace total, transformant l’architecture de fer et de verre en une immense caisse de résonance cosmique.
Le vertige quantique réenchanté
Là où la science utilise des équations complexes pour décrire les paradoxes de l’infiniment petit, Laure Prouvost choisit la voie du sensible. L’exposition pose une question audacieuse : et si nous cessions de vouloir comprendre la physique quantique pour enfin la ressentir ?
Dès l’entrée, le dispositif opère une rupture. Le passage par le tunnel initial agit comme un sas de décompression. Le visiteur est alors projeté face à The Beginning, une sculpture cinétique monumentale à six membres. Véritable pivot de l’exposition, cette pièce anthropomorphe et astrale danse au rythme du son et de la lumière, oscillant en permanence entre apparition et disparition.
Une synesthésie de l’infiniment petit
Le cœur battant de l’installation réside dans la vidéo We Felt A Star Dying. Installé confortablement sur des coussins qui forcent au lâcher-prise, on assiste à un montage hypnotique où le vivant et l’inerte fusionnent : la peau humaine, la roche, le flux d’énergie brute.
Mais la grande réussite de l’exposition tient dans sa poésie plastique, incarnée par les Cute Bits (un jeu de mots savoureux avec les « qubits » quantiques). Ces éléments météoritiques suspendus sous la verrière créent des ponts multisensoriels. En glissant sa tête dans certains de ces casques, le visiteur ne fait pas que regarder l’art : il l’écoute murmurer, il en respire l’odeur métallique et froide.
Le Verdict de la Rédaction
“Laure Prouvost évite le piège de l’exposition immersive purement numérique ou passive. Ici, l’immersion se fait par la matière, l’organique et l’accident (les filaments, le sable, les vibrations). Une proposition d’une immense générosité sensorielle qui prouve que l’art contemporain a encore le pouvoir de nous faire frissonner.”