Exposition Romain Gary


Du 03 décembre 2010 au 03 avril 2011

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Trente ans après sa disparition (le 2 décembre 1980), le Musée des lettres et manuscrits fait revivre à travers ses écrits Romain Gary, l’homme au deux Goncourt, le mystificateur sublime, héros, diplomate, écrivain, cinéaste, grand reporter, grand séducteur, dans toute sa complexité et son humanité vibrante et douloureuse.
À travers quelque 160 pièces uniques, notamment un premier roman totalement inédit, et divers manuscrits, lettres autographes, articles de presse et photographies, voici le portrait kaléidoscopique de celui qui éprouva si bien « l’effort d’être un homme ».


Le parcours commence par l’enfance plus que modeste à Vilnius puis à Nice du jeune Roman Kacew, entre un père absent mais bientôt réinventé et une mère qui nourrit pour lui les folles ambitions qu’il tentera une vie entière de satisfaire. Il se poursuit par l’engagement de Gary dans la Résistance, auprès du Général de Gaulle à qui il vouera une indéfectible admiration, puis après-guerre par sa carrière de diplomate (notamment aux Nations-Unies à New York). Consul de France à Los Angeles en 1957, il contourne son devoir de réserve en prenant le pseudo de Fosco Sinibaldi pour brocarder l’action de l’ONU dans L’Homme à la colombe, premier roman écrit sous pseudo. Une place de choix est accordée au célèbre roman La Promesse de l’aube écrit en 1960, mélange de récit autobiographique et d’invention, déjà, de sa vie.
Emouvant hommage à une mère dont l’amour fusionnel et follement ambitieux se révèle être un cadeau empoisonné, il dresse le portrait inoubliable, douloureux, drôle et amer d’une femme à la force hors du commun : « Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours (…). Je ne dis pas qu’il faille empêcher les mères d’aimer leurs petits. Je dis simplement qu’il vaut mieux que les mères aient encore quelqu’un d’autre à aimer ». Le chapitre XXII, inédit dans la version française jusqu’en 1980 (où parut l’édition défi nitive en Folio) est présenté dans l’exposition.
L’histoire d’amour avec Jean Seberg, rencontrée en 1959, est notamment présentée à travers des photos et un poème inédit, en français, de l’actrice, et par la présentation de Chien Blanc (1970), qui laisse apparaître en filigrane l’imminente séparation du couple. L’amour et la place de la femme dans la vie de Romain Gary, grand séducteur, sont également présents à travers le manuscrit de Clair de femme ou cette très belle lettre à Christel Kryland, où transparaît aussi son humanisme : « Souviens-toi que si je t’aime comme femme c’est aussi parce que je t’aime comme homme. (…) Et rien, jamais, ni le mariage, ni l’amour ni les enfants ne te rapprocheront de moi plus que ça : l’effort d’être un homme. »

Exposition : Romain Gary – des Racines du ciel à La Vie devant soi

Dates : Du 03 Décembre 2010 au 20 Février 2011

Lieu : Musée des lettres et manuscrits
222, boulevard Saint-Germain
75007 Paris

Métro : Rue du Bac (ligne 12), Sèvres-Babylone (lignes 10, 12), Saint-Germain des Prés (ligne 4)
Autobus : lignes 63, 68, 69, 83, 84, 94
R.E.R : Musée d’Orsay (RER C)

Horaires : Du mardi au dimanche de 10h à 19h
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h30.
Fermeture hebdomadaire le lundi .

Tarifs :
• Plein tarif : 7 euros
• Tarif réduit : 5 euros
• Gratuit pour les moins de 12 ans


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