{"id":9102,"date":"2026-02-18T11:39:27","date_gmt":"2026-02-18T10:39:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/?post_type=advert&#038;p=9102"},"modified":"2026-03-20T11:39:57","modified_gmt":"2026-03-20T10:39:57","slug":"exposition-figures-instables-miroirs-du-mythe","status":"expired","type":"advert","link":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/advert\/exposition-figures-instables-miroirs-du-mythe\/","title":{"rendered":"Exposition \u00ab FIGURES INSTABLES, MIROIRS DU MYTHE \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00ab <\/strong><strong>FIGURES INSTABLES, MIROIRS DU MYTHE\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Exposition solo du 6 mars 2026 au 11 avril 2026<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Vernissage : vendredi 6 mars 2026 \u00e0 partir de 18h30<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em><strong>Vanities Gallery du mardi au samedi de 10h30 \u00e0 18h30<\/strong><\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p>Vanities Gallery a le plaisir d\u2019annoncer la pr\u00e9sentation, au mois de mars, d\u2019une exposition consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019artiste tch\u00e8que <strong>Tomas Jetela<\/strong> (n\u00e9 en 1986, Prague). Cette exposition s\u2019inscrit dans la ligne curatoriale de la galerie, attentive aux pratiques picturales contemporaines qui interrogent les fondements historiques, symboliques et critiques de l\u2019image.<\/p>\n<p>Form\u00e9 \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des Beaux-Arts de Prague (AVU), dans les ateliers de Michael Rittstein et Ji\u0159\u00ed Lindovsk\u00fd, Tomas Jetela d\u00e9veloppe depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie une \u0153uvre picturale o\u00f9 la figure humaine demeure centrale. Son travail mobilise un vaste champ de r\u00e9f\u00e9rences issues de l\u2019histoire de l\u2019art occidental, de la mythologie et de la pens\u00e9e moderne, qu\u2019il confronte \u00e0 une lecture critique du pr\u00e9sent.<\/p>\n<p><strong>Peinture figurative et h\u00e9ritage savant<\/strong><\/p>\n<p>La pratique de Tomas Jetela s\u2019inscrit dans une continuit\u00e9 assum\u00e9e avec les grandes traditions picturales europ\u00e9ennes. La figure humaine y appara\u00eet comme un lieu de construction et de d\u00e9construction, travers\u00e9e par des tensions historiques, culturelles et perceptives. Les corps repr\u00e9sent\u00e9s ne rel\u00e8vent ni d\u2019un naturalisme descriptif ni d\u2019une abstraction formelle, mais d\u2019un espace interm\u00e9diaire o\u00f9 se croisent m\u00e9moire visuelle et instabilit\u00e9 contemporaine.<\/p>\n<p>L\u2019usage de couleurs non naturelles, de carnations alt\u00e9r\u00e9es et de disproportions anatomiques \u00e9voque les recherches mani\u00e9ristes de la <strong>seconde \u00e9cole de Fontainebleau<\/strong> (env. 1559\u20131597), dont Jetela semble retenir la libert\u00e9 chromatique et la complexit\u00e9 formelle. Cette filiation se manifeste dans une volont\u00e9 de rompre avec la mim\u00e9sis classique, au profit d\u2019une image pens\u00e9e comme construction intellectuelle.<\/p>\n<p><strong>Visages composites et fragmentation identitaire<\/strong><\/p>\n<p>Le traitement du visage constitue l\u2019un des axes structurants de l\u2019\u0153uvre pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Vanities Gallery. Les figures de Tomas Jetela sont parfois marqu\u00e9es par des zones d\u2019effacement, de brouillage ou de discontinuit\u00e9. Ce proc\u00e9d\u00e9 renvoie \u00e0 une r\u00e9flexion sur l\u2019identit\u00e9 comme processus instable, soumis \u00e0 des forces contradictoires.<\/p>\n<p>Cette approche peut \u00eatre mise en perspective avec l\u2019\u0153uvre de <strong>Francis Bacon<\/strong> (1909\u20131992), dont Jetela partage l\u2019int\u00e9r\u00eat pour la d\u00e9formation du visage comme lieu de tension entre apparition et disparition. Chez Jetela, toutefois, cette alt\u00e9ration ne rel\u00e8ve pas d\u2019une dramatisation du corps, mais d\u2019une interrogation sur la perte de lisibilit\u00e9 symbolique dans un monde satur\u00e9 d\u2019images.<\/p>\n<p><strong>Assemblages, m\u00e9tamorphoses et anamorphoses<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019influence de <strong>Giuseppe Arcimboldo<\/strong> (1526\u20131593) se manifeste dans la logique d\u2019assemblage qui traverse de nombreuses \u0153uvres. Les figures semblent compos\u00e9es d\u2019\u00e9l\u00e9ments h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes, comme si leur unit\u00e9 demeurait toujours provisoire. Le visage devient alors un espace de projection mentale plut\u00f4t qu\u2019un lieu d\u2019identification imm\u00e9diate.<\/p>\n<p>\u00c0 cette logique s\u2019ajoute un usage implicite de proc\u00e9d\u00e9s anamorphiques, comparables aux effets produits par les miroirs convexes ou les \u00ab miroirs sorci\u00e8res \u00bb. Certaines compositions imposent une lecture fragment\u00e9e et instable, engageant le regardeur dans une exp\u00e9rience o\u00f9 le sens ne se donne jamais d\u2019un seul point de vue.<\/p>\n<p><strong>Surr\u00e9alisme et ambigu\u00eft\u00e9 perceptive<\/strong><\/p>\n<p>La peinture de Tomas Jetela dialogue \u00e9galement avec l\u2019h\u00e9ritage du surr\u00e9alisme, notamment avec l\u2019\u0153uvre de <strong>Salvador Dal\u00ed<\/strong> (1904\u20131989). Ce dialogue ne se situe pas dans l\u2019imitation formelle, mais dans l\u2019usage de l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 perceptive, de la superposition des registres symboliques et de la coexistence de plusieurs temporalit\u00e9s au sein d\u2019une m\u00eame image.<\/p>\n<p>Les sc\u00e8nes repr\u00e9sent\u00e9es fonctionnent comme des espaces mentaux, o\u00f9 mythologie, religion, culture populaire et r\u00e9f\u00e9rences contemporaines se rencontrent sans hi\u00e9rarchie stable. Cette coexistence produit un champ d\u2019interpr\u00e9tation ouvert, o\u00f9 l\u2019image demeure fondamentalement \u00e9quivoque.<\/p>\n<p><strong>Mythes anciens et critique du pr\u00e9sent<\/strong><\/p>\n<p>Les figures mythologiques r\u00e9currentes \u2014 Bacchus, V\u00e9nus, bacchantes, madones \u2014 ne renvoient pas \u00e0 une relecture historiciste. Elles sont d\u00e9plac\u00e9es dans un contexte contemporain o\u00f9 leur charge symbolique est mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve. Le mythe devient un outil critique, r\u00e9v\u00e9lant les m\u00e9canismes de d\u00e9sir, de pouvoir et de consommation.<\/p>\n<p>Certaines \u0153uvres introduisent une r\u00e9flexion sur le syst\u00e8me de l\u2019art lui-m\u00eame. La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 <strong>Maurizio Cattelan<\/strong> (n\u00e9 en 1960), notamment \u00e0 travers l\u2019\u00e9vocation de la banane fix\u00e9e par un ruban adh\u00e9sif, renvoie \u00e0 une critique du march\u00e9 de l\u2019art et de ses logiques de valeur. Chez Jetela, cette critique s\u2019inscrit dans le langage m\u00eame de la peinture, m\u00e9dium historiquement associ\u00e9 \u00e0 la marchandisation de l\u2019image.<\/p>\n<p><strong>Peinture et non-mercantilisme<\/strong><\/p>\n<p>Cette position trouve un \u00e9cho dans la pens\u00e9e d\u2019<strong>Andr\u00e9 Breton<\/strong> (1896\u20131966). Dans le <em>Manifeste du surr\u00e9alisme<\/em> (1924), Breton affirme : <em>\u00ab La beaut\u00e9 sera convulsive ou ne sera pas. \u00bb<\/em><a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><br \/>\nCette phrase r\u00e9sonne avec la d\u00e9marche de Tomas Jetela, dont la peinture refuse toute stabilisation esth\u00e9tique ou toute r\u00e9duction \u00e0 une fonction d\u00e9corative ou marchande.<\/p>\n<p>La peinture demeure ici un espace de tension critique, o\u00f9 l\u2019image conserve une capacit\u00e9 de trouble et de remise en question.<\/p>\n<p><strong>Une culture classique comme structure active<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019exposition pr\u00e9sent\u00e9e en mars \u00e0 Vanities Gallery met en lumi\u00e8re un artiste dont la culture classique ne rel\u00e8ve pas d\u2019un simple r\u00e9f\u00e9rentiel iconographique, mais d\u2019une structure de pens\u00e9e. La ma\u00eetrise des grands r\u00e9cits de l\u2019histoire de l\u2019art permet \u00e0 Tomas Jetela de produire des images o\u00f9 chaque figure fonctionne comme un n\u0153ud de r\u00e9f\u00e9rences, de d\u00e9placements et de contradictions.<\/p>\n<p>En accueillant cette exposition, Vanities Gallery affirme son engagement envers une peinture contemporaine qui interroge ses propres fondements historiques, tout en proposant une lecture critique du monde actuel.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> <strong>Breton, Andr\u00e9<\/strong> (1896\u20131966). <em>Manifeste du surr\u00e9alisme<\/em>. Paris, \u00c9ditions du Sagittaire, 1924.<\/p>\n","protected":false},"author":480,"template":"","advert_category":[16,8],"class_list":["post-9102","classified","type-advert","status-expired","has-post-thumbnail","hentry","advert_category-art-contemporain","advert_category-vernissages"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/advert\/9102","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/advert"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/types\/advert"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/users\/480"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9103"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9102"}],"wp:term":[{"taxonomy":"advert_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/advert_category?post=9102"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}