{"id":8935,"date":"2025-12-14T11:40:46","date_gmt":"2025-12-14T10:40:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/?post_type=advert&#038;p=8935"},"modified":"2026-01-13T11:45:11","modified_gmt":"2026-01-13T10:45:11","slug":"exposition-au-dela-de-la-memoire-au-plus-profond-du-corps-de-ji-songlin","status":"expired","type":"advert","link":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/advert\/exposition-au-dela-de-la-memoire-au-plus-profond-du-corps-de-ji-songlin\/","title":{"rendered":"Exposition \u00abAu del\u00e0 de la m\u00e9moire, au plus profond du corps \u00bb de Ji SongLin"},"content":{"rendered":"<p><strong>Exposition solo du 19 d\u00e9cembre 2025 au 31 janvier 2026<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Vernissage : vendredi 19 d\u00e9cembre 2025 \u00e0 partir de 18h30<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p>Vanities Gallery a le plaisir de pr\u00e9senter l\u2019artiste <strong>Ji SongLin<\/strong> (n\u00e9 en 1988 \u00e0 Wuwei, Anhui, Chine), artiste pluridisciplinaire dont la pratique traverse la peinture, la sculpture, l\u2019installation et la vid\u00e9o. Form\u00e9 \u00e0 la <strong>sculpture traditionnelle chinoise<\/strong> \u00e0 Shenzhen puis aux <strong>arts contemporains<\/strong> \u00e0 l\u2019ESA Dunkerque &amp; Tourcoing, Ji SongLin d\u00e9ploie une \u0153uvre profond\u00e9ment ancr\u00e9e dans le dialogue entre les cultures et dans une lecture sensible des gestes qui fa\u00e7onnent la vie humaine.<\/p>\n<p>Son travail privil\u00e9gie une approche <strong>philosophique<\/strong>, <strong>po\u00e9tique<\/strong> et <strong>anthropologique<\/strong> des formes. Dans ses encres, ses sculptures ou ses films, l\u2019artiste explore ce que le philosophe Shitao (1642-1707) nommait \u00ab <em>l\u2019unique trait de pinceau<\/em> \u00bb, origine commune \u00e0 l\u2019\u00e9criture et \u00e0 la peinture.<\/p>\n<p>C\u2019est dans cette dynamique mill\u00e9naire que s\u2019inscrit Ji SongLin, tout en ouvrant cette tradition \u00e0 une pens\u00e9e r\u00e9solument contemporaine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Le geste r\u00e9p\u00e9t\u00e9 : une m\u00e9moire en mouvement<\/strong><\/h3>\n<p>Depuis plusieurs ann\u00e9es, Ji SongLin travaille la r\u00e9p\u00e9tition du trait sur <strong>papier xuan<\/strong><a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a>, un support choisi pour la vibration de ses fibres. Ses larges surfaces d\u2019encre sont constitu\u00e9es de lignes rigoureuses, m\u00e9thodiquement reprises, mais jamais identiques. Cette tension entre uniformit\u00e9 apparente et singularit\u00e9 r\u00e9elle renvoie \u00e0 une v\u00e9rit\u00e9 fondamentale de son \u0153uvre :<br \/>\n<strong>chaque ligne est un \u00eatre, chaque geste est une vie.<\/strong><\/p>\n<p>Dans cette dimension performative du trait, son travail \u00e9voque naturellement <strong>On Kawara (1932-2014)<\/strong> ou <strong>Roman Opalka (1931-2011)<\/strong>, artistes pour lesquels le geste r\u00e9p\u00e9titif constitue la matrice du temps v\u00e9cu. Pourtant, l\u00e0 o\u00f9 Kawara et Opalka archivaient la dur\u00e9e ou le passage des jours, Ji SongLin fait vibrer un espace o\u00f9 l\u2019identit\u00e9 de chaque ligne prime sur la stricte notion de chronologie. <strong>Son encre n\u2019archive pas le temps : elle r\u00e9v\u00e8le la pr\u00e9sence<\/strong>.<\/p>\n<p>On peut \u00e9galement rapprocher certaines pi\u00e8ces de Ji Songlin de la mat\u00e9rialit\u00e9 vibrante de <strong>Pierrette Bloch (1928-2017)<\/strong>, dont il partage l\u2019attention pour la ligne, l\u2019infime variation et le rapport entre mati\u00e8re noire et lumi\u00e8re. Toutefois, alors que Bloch privil\u00e9giait la fragmentation et la tension ponctuelle, <strong>Ji SongLin explore un continuum, une densit\u00e9 presque m\u00e9ditative, o\u00f9 le geste devient paysage int\u00e9rieur.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Entre Chine et France : traditions, d\u00e9placements, continuit\u00e9s<\/strong><\/h3>\n<p>Les \u0153uvres de Ji SongLin sont nourries par le<strong> fonds spirituel chinois immemorial,<\/strong> celui o\u00f9 peinture, geste et m\u00e9ditation s\u2019entrelacent. Comme Shitao l\u2019affirmait :<\/p>\n<p>\u00ab <em>Je laisse les choses suivre les t\u00e9n\u00e8bres des choses, et la poussi\u00e8re se commettre avec la poussi\u00e8re ; ainsi mon c\u0153ur est sans trouble, et quand le c\u0153ur est sans trouble, la peinture peut na\u00eetre.\u00a0\u00bb Dixit<\/em> Shitao, <em>Les Propos sur la Peinture du Moine Citrouille-Am\u00e8re<\/em>, XVII\u1d49 si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Cette pens\u00e9e irrigue les travaux \u00e0 l\u2019encre de l\u2019artiste, pour qui la peinture n\u2019est jamais d\u00e9corative : elle constitue un espace de concentration, de pr\u00e9sence et de circulation.<\/p>\n<p>Son \u0153uvre filmique s\u2019inscrit dans un mouvement similaire de r\u00e9sonance culturelle. Les paysages du Nord de la France, les terrils, les archives mini\u00e8res et la m\u00e9moire collective deviennent mati\u00e8re \u00e0 une exploration symbolique. Dans <strong>Manger la montagne<\/strong> (2020), les images s\u2019organisent autour de la sensibilit\u00e9 des lieux, d\u2019une g\u00e9ologie humaine, d\u2019une m\u00e9ditation sur les ressources, les gestes de travail et les syst\u00e8mes de transmission. <strong>La Chine et la France dialoguent ici non pas par leurs r\u00e9alit\u00e9s politiques, mais par ce qui relie les civilisations : les r\u00e9cits du travail, la mati\u00e8re, la m\u00e9moire, la transformation<\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Un vocabulaire plastique en construction permanente<\/strong><\/h3>\n<p>La recherche de Ji SongLin ne se limite jamais \u00e0 un m\u00e9dium unique. Chaque \u0153uvre, chaque cycle, compose une v\u00e9ritable grammaire visuelle. La ligne y circule comme un souffle qui structure l\u2019espace ; la sculpture, elle, se fait trace, empreinte ou r\u00e9sonance d\u2019un geste originel. La vid\u00e9o ouvre la voie d\u2019un r\u00e9cit en mouvement, tandis que la photographie explore la lente disparition de l\u2019image dans le temps, comme si chaque capture contenait d\u00e9j\u00e0 sa propre \u00e9vanescence.<\/p>\n<p>Son travail construit ainsi un \u00ab syst\u00e8me de correspondances \u00bb au sens baudelairien du terme : un monde o\u00f9 mati\u00e8res, gestes et m\u00e9moires s\u2019appellent les uns les autres.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong style=\"font-size: 16px\">Une exposition pens\u00e9e comme une travers\u00e9e<\/strong><\/h3>\n<p>Pour cette exposition \u00e0 Vanities Gallery, Ji SongLin pr\u00e9sente un ensemble d\u2019\u0153uvres r\u00e9centes autour du geste, de la trace et de la transformation de la mati\u00e8re. Les encres de grand format r\u00e9pondent \u00e0 des videos tandis que des travaux photographiques forment des espaces de transition. L\u2019ensemble compose une travers\u00e9e po\u00e9tique, presque musicale : <strong>un paysage int\u00e9rieur fait d\u2019ombres, de transparences et de respirations<\/strong>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Le <em>papier xuan<\/em> (\u5ba3\u7eb8), parfois appel\u00e9 \u00ab papier de riz \u00bb dans le langage courant mais sans aucun lien avec le riz, est un papier traditionnel chinois fabriqu\u00e9 depuis plus de mille ans dans la r\u00e9gion de Jingxian, province d\u2019Anhui. Class\u00e9 patrimoine culturel immat\u00e9riel en Chine, il est con\u00e7u \u00e0 partir d\u2019un m\u00e9lange de fibres de <em>pteroceltis tatarinowii<\/em> (bois bleu) et de paille, longuement battues et filtr\u00e9es selon un proc\u00e9d\u00e9 artisanal. Sa structure fibreuse irr\u00e9guli\u00e8re lui conf\u00e8re une capacit\u00e9 d\u2019absorption exceptionnelle : l\u2019encre y p\u00e9n\u00e8tre rapidement tout en conservant une grande richesse de nuances, permettant au geste du pinceau de r\u00e9v\u00e9ler directement la respiration, la vitesse et l\u2019intensit\u00e9 du mouvement. Tr\u00e8s r\u00e9sistant au vieillissement, le papier xuan est r\u00e9put\u00e9 pour offrir une long\u00e9vit\u00e9 de plusieurs si\u00e8cles, ce qui en fait le support privil\u00e9gi\u00e9 de la calligraphie et de la peinture lettr\u00e9e, ainsi que des pratiques contemporaines qui explorent le lien entre geste, mati\u00e8re et temporalit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":480,"template":"","advert_category":[16,15,5,9],"class_list":["post-8935","classified","type-advert","status-expired","has-post-thumbnail","hentry","advert_category-art-contemporain","advert_category-beaux-arts","advert_category-dessins","advert_category-photographie"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/advert\/8935","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/advert"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/types\/advert"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/users\/480"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8936"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8935"}],"wp:term":[{"taxonomy":"advert_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.exposition-paris.info\/galeries-art-paris\/wp-json\/wp\/v2\/advert_category?post=8935"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}